Vivre et travailler au sein d’une autre culture représente un défi de taille pour la majorité d’entre nous. Même si la maîtrise de la langue du pays constitue un atout indéniable, elle ne suffit pas. Les employés que l’on envoie travailler à l’international tendent à rencontrer des obstacles, tant sur le plan émotionnel que professionnel, qui peuvent mener à l’échec de leur mission. Auquel cas, le salarié voit sa réputation entachée et subit une perte financière non négligeable. En développant leurs compétences interculturelles, les employés peuvent apprendre à gérer ces problématiques et à réussir professionnellement dans leur nouveau pays.  

Compétences interculturelles – Un apprentissage au long cours

Les entreprises présentant une bonne gestion de leurs employés à l’international respectent trois bonnes pratiques qui permettent d’assurer le succès de la mission, du début à la fin de cette dernière :

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5 compétences interculturelles à acquérir absolument quand on travaille à l’international

Être compétent sur le plan interculturel, ce n’est pas seulement avoir l’âme d’un aventurier et acheter un guide qui vous expliquera comment faire des affaires en Chine.

Une analyse quotidienne des différences culturelles peut s’avérer épuisante. Les salariés qui travaillent à l’international doivent s’armer d’une certaine résilience émotionnelle et développer des stratégies d’adaptation afin d’atteindre leurs objectifs au cours de leur mission.

Les employés travaillant à l’international devrait être formés et bénéficier d’un accompagnement continu pour apprendre comment se comporter et communiquer efficacement dans leur pays d’accueil. 

Ces salariés se doivent de maîtriser cinq compétences interculturelles clés s’ils veulent optimiser leurs chances de réussir leur projet de Mobilité Internationale.

1. Flexibilité

La flexibilité n’est pas une compétence universelle – en revanche, elle est indispensable pour travailler à l’international. Il s’agit d’une déclinaison de la notion d’adaptabilité, qui s’applique ici aux comportements, à la langue et à la prise de décision.

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Les employés qui travaillent à l’international ne doivent pas laisser leurs expériences passées et leurs préjugés entraver leur travail. Pour autant, ils ne doivent pas non plus être poussés dans la mauvaise direction lorsqu’ils se trouvent confrontés à des manières de travailler différentes sur le plan culturel.

C’est le genre de dilemmes que l’on est susceptible de rencontrer lorsqu’on travaille à travers les cultures. Mais si vous parvenez à vous adapter aux différentes cultures qui croiseront votre chemin sans perdre de vue les objectifs que vous vous serez fixés, il ne fait aucun doute que vous irez loin.

2. Perspicacité

Avoir de l’intérêt et le montrer, se montrer compréhensif et avoir de l’intuition constituent des compétences interculturelles clés. Il est important de savoir « lire entre les lignes » et d’être conscient des signes non-verbaux qui font partie intégrante de toute communication.

Si l’on en croit la théorie de la communication de Paul Watzlawick, intitulée « One cannot communicate » (« On ne peut pas communiquer »), les mots ne suffisent pas pour transmettre un message.

Kuuki Yomenai est un terme japonais qui signifie littéralement « incapable de lire l’air ». Il est souvent utilisé au Japon pour parler des étrangers. Il faut dire que ce n’est pas chose aisée si vous êtes issu d’une culture à contexte faible dans laquelle les messages se transmettent essentiellement par les mots. 

La perspicacité est une compétence généralement négligée par les managers un peu trop confiants ou par les managers originaires de pays caractérisés par une forte distance hiérarchique. Il est toutefois essentiel de faire preuve de sagacité et d’être à l’écoute des différences interculturelles.

3. Ouverture d’esprit

Lorsque l’on demande aux gens s’ils sont ouverts d’esprit, il est rare qu’ils répondent à la négative. Cependant, il est fréquent de surestimer notre ouverture d’esprit.

La génération Y est pleine d’enseignements à cet égard. Une authentique ouverture d’esprit se manifeste bien plus fréquemment parmi les membres de cette génération que chez tout autre groupe connu.

Lorsque l’on travaille à l’international, l’ouverture d’esprit désigne la capacité à accueillir de nouvelles idées et de nouvelles personnes et d’accepter toutes les opinions, qu’elles soient ou non à l’opposé de nos propres croyances. Les adeptes de la pensée créative et de la diversité des idées sont plus susceptibles de performer à l’international et de s’épanouir dans le cadre d’une telle synergie.

4. Résistance

La résistance est une compétence interculturelle généralement sous-estimée. Travailler à l’international peut s’avérer stressant : de nombreux salariés expérimentent le choc culturel, se sentent isolés ou mis à l’écart en raison d’incompréhensions ou parce qu’ils évoluent dans un environnement qui ne leur est pas familier. Les professionnels de la Mobilité Internationale ont une obligation de vigilance vis-à-vis des employés de l’entreprise et c’est pourquoi il est de leur devoir de les aider à faire face à ce genre de situation.

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Les salariés doivent prendre soin d’eux-mêmes tout au long de leur mission et s’assurer de bénéficier d’un soutien social adéquat. Mais il est aussi important de savoir se remettre d’un échec et de pouvoir se remettre en question lorsque la situation a mal tourné.

Certains employés travaillant à l’international s’épuisent au fur et à mesure qu’ils progressent dans leur carrière. Selon l’International HR Adviser, ce phénomène tout à fait prévisible est dû à l’attitude de ces derniers, qui se concentrent trop sur les tâches à mener et les performances à atteindre, plutôt que de prendre plaisir à ce qu’ils font.

Essayez d’encourager les employés à devenir « Stehaufmännchen » (terme allemand pour désigner quelqu’un qui sait rebondir) – ils vous en seront reconnaissants. 

5. Conscience de soi

Une des compétences interculturelles les plus importantes pour les salariés qui travaillent à l’international est la conscience de soi – une aptitude qui nécessite un travail d’approfondissement, et qui est par conséquent plus difficile à acquérir.

L’utilisation d’outils d’autoréflexion tels que la fenêtre de Johari peut aider les professionnels à réfléchir sur la manière dont ils sont perçus par les autres dans le cadre de scénarios internationaux variés.

Parmi les questions types qui peuvent être posées lors d’une formation en compétences interculturelles, on peut retrouver les interrogations suivantes :

  • Est-ce que ma façon de communiquer est trop directe / indirecte ?
  • Est-ce que je m’exprime clairement – est-ce que mon anglais est suffisamment clair pour que je me fasse comprendre de toute l’équipe ?
  • Est-ce que les membres de ma nouvelle équipe me font confiance ? Si ce n’est pas le cas, qu’ai-je fait (ou pas) pour arriver à cet état de fait ?

De telles questions peuvent aider les managers internationaux à ajuster leur style de communication ou leur manière de construire des relations avec leurs collaborateurs. Et cela peut les amener à optimiser leurs chances de réussir dans un poste à l’international.

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Trouver le bon équilibre

Devenir un manager international implique de pouvoir disposer en toutes circonstances d’un éventail de compétences clés. L’objectif est de construire un rapport de confiance, d’avoir conscience de soi et de ses propres traits culturels et de savoir gérer la dimension psychologique inhérente à tout échange interculturel. Parallèlement à cela, il est très important de pouvoir conserver ses propres valeurs et croyances – il est fondamental de trouver le bon équilibre entre les deux.

Enfin, il est essentiel de donner aux employés qui travaillent à l’international les moyens d’acquérir ces compétences indispensables en leur présentant un cheminement de carrière structuré incluant des formations interculturelles. C’est par ce seul moyen que les entreprises peuvent véritablement optimiser le temps que leurs employés passent à travailler à l’international.