Comment expliquer l’impact de la réforme sur la formation linguistique ?

A l’issue de longues délibérations, le projet de loi porté par la Ministre du Travail Muriel Pénicaud et intitulé « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a été adopté en première lecture à l’Assemblée le 19 juin dernier. Cet article vous permet de comprendre en quoi consiste ce second volet de la réforme du marché du travail et quel peut être son impact sur la formation linguistique.

Tout savoir sur les différents axes de la loi « Avenir Professionnel »

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Afin de consolider les outils et moyens à la disposition de chaque individu pour construire son parcours professionnel, Muriel Pénicaud a proposé l’adoption d’une série de réformes portant sur différents axes :

  • L’assurance chômage

Mesure centrale de ce premier thème, le contrôle des chômeurs est voué à être renforcé afin d’atteindre un objectif de 7% d’ici la fin du quinquennat.

Un suivi personnalisé sera mené par le conseiller Pôle Emploi afin de déterminer si le chômeur manque ou non à ses devoirs (refus d’actualiser son profil, de répondre à deux « offres raisonnables » ou à une convocation). Dans ce cas, le demandeur d’emploi peut être radié pour une période plus ou moins longue.

Parallèlement à cela, les démissionnaires auront la possibilité d’obtenir un droit à l’indemnisation chômage sous certaines conditions. Les entrepreneurs indépendants pourront quant à eux bénéficier d’une indemnisation forfaitaire en cas de liquidation ou de redressement judiciaire.

  • L’apprentissage

Les expériences à l’international d’une période de quelques mois seront privilégiées pendant l’apprentissage.

Désormais accessible jusqu’à l’âge de 30 ans (au lieu de 26), l’apprentissage sera d’autant plus encouragé qu’il sera possible d’en débuter un à n’importe quel moment de l’année. Les expériences à l’international d’une période de quelques mois seront privilégiées pendant l’apprentissage.

Par ailleurs, des plateformes en ligne verront le jour en 2019 pour faciliter la prise de contact entre les alternants et les entreprises. Une aide de 500 euros est également prévue pour les jeunes de 18 ans et plus afin de faciliter l’obtention du permis de conduire.

Enfin, un nouveau dispositif d’apprentissage en alternance intitulé « Pro A » sera mis en place à l’intention des salariés pour faciliter les projets de promotion interne ou de reconversion.

  • La formation professionnelle

Sur les quinze dernières années, seulement un chômeur sur quinze a accédé à une formation professionnalisante. Seul un salarié sur trois se lance dans un projet de formation chaque année.

Axe phare de la loi « Avenir Professionnel », la réforme de la formation passe tout d’abord par une optimisation du Compte Personnel de Formation (CPF, ancien DIF). Initialement crédité en heure, il sera désormais alimenté en euros (500 euros par an jusqu’à un seuil de 5000 euros – 8000 euros pour les profils sans qualifications).

Seul un salarié sur trois se lance dans un projet de formation chaque année.

Une application verra le jour en 2019 afin que chaque actif puisse accéder facilement et en toute autonomie à son CPF, pour s’inscrire à une formation certifiante. Chacun pourra en outre bénéficier gratuitement de l’accompagnement d’un Conseiller en Evolution Professionnelle (CEP).

Enfin, les OPCA seront prochainement remplacés par des « opérateurs de compétences » qui auront la charge de financer les plans de formation des TPE et PME et de fournir un soutien technique aux différentes branches professionnelles.

3 conséquences de la loi sur la montée en compétences des salariés pour les entreprises

La loi portée par Muriel Pénicaud (et en particulier le troisième axe abordé ci-dessus) aura un impact non négligeable sur l’évolution des employés. On décompte trois conséquences majeures de la réforme pour les entreprises en matière de formation :

  • Une simplification des process et de la collecte des cotisations : les entreprises devront désormais s’acquitter auprès des URSSAF d’une cotisation unique comprenant la taxe d’apprentissage et la contribution à hauteur de 1% de la masse salariale.
  • L’abondement collectif : les entreprises désireuses de financer des formations pour tout ou partie de leurs employés pourront le faire dans le cadre d’un accord collectif de trois ans prévoyant un abondement complémentaire au CPF.
  • Un besoin accru en communication : dans la mesure où les actifs prennent désormais la main sur leur avenir professionnel, les entreprises vont devoir redoubler d’efforts pour communiquer sur les formations et outils (CPF, application, certifications, CEP etc.) mis à la disposition des salariés afin de favoriser la co-construction de leur parcours professionnel.

Comprendre le secteur de l’apprentissage des langues en 5 chiffres clés

En 2016, les formations en langues étaient en tête des programmes les plus demandés avec 50% des demandes concernant des formations en anglais.

Depuis l’apparition du CPF, il semblerait que les actifs prennent de plus en plus souvent l’initiative de se former d’eux-mêmes en langues : 2 des 6 certifications les plus souvent financées par le CPF étaient des formations linguistiques en février 2017.

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Monde de la formation : quelles sont les dernières tendances ?

Par ailleurs, seulement 1 Français sur 5 parle couramment l’anglais, alors que 1/3 des Français estime qu’il est essentiel de maîtriser une langue étrangère pour réussir sa carrière.

En revanche, 90% des moins de 25 ans de l’Hexagone savent s’exprimer dans une langue étrangère.

Autrement dit, les formations linguistiques répondent à un réel besoin de la population française

Autrement dit, les formations linguistiques répondent à un réel besoin de la population française, dont les jeunes générations sont de plus en plus persuadées que la maîtrise des langues étrangères est un atout clé de leur réussite professionnelle. Or il est désormais possible pour les entreprises de répondre à cette demande tout en conservant la maîtrise des coûts liés à la formation professionnelle.

Seulement 1 Français sur 5 parle couramment l’anglais

Comment l’apprentissage des langues influe-t-il sur l’avenir professionnel des salariés ?

Et c’est aujourd’hui prouvé ! Le Ministère de l’Education Nationale confirme qu’une entreprise sur deux exige la maîtrise de compétences linguistiques lorsqu’elle recrute un nouvel élément.

Le fait de pouvoir parler une langue étrangère permet de :

  • Travailler au sein d’équipes multiculturelles et multilingues
  • Mieux maîtriser le flux d’informations qui circule dans l’entreprise
  • Postuler à des postes à l’international
  • Diriger des équipes multiculturelles

L’impact de l’apprentissage d’une langue sur le parcours de l’employé est donc très important. Une étude Babel a notamment démontré que plus d’une personne interrogée sur deux estimait que cela avait boosté sa carrière.

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Comment saisir l’occasion de la réforme pour favoriser la formation linguistique ?

Les formations en langue étoffent le profil de vos salariés en les faisant monter en compétences et boostent leur employabilité. Vous entretenez grâce à une stratégie linguistique cohérente la compétitivité de votre entreprise et cultivez les talents qui forment votre expertise.

La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel est l’occasion pour les organisations de communiquer auprès de leurs salariés au sujet du CPF et des portes qui s’ouvrent à eux en termes de montée en compétences. Une telle dynamique de co-construction et d’enrichissement de la carrière de vos talents peut ainsi se faire tout en optimisant le budget affecté aux programmes d’apprentissage des langues !