Learnlight a récemment eu le plaisir d’interviewer des experts RH et L&D au sujet de la transformation digitale de la formation. Découvrez les différents points de vue de leaders passionnés par le développement des compétences et comment former efficacement les collaborateurs à l’ère du digital.

La transformation digitale de la formation

Mihaela Vlad Rivoallon | HR Business Partner | Groupe Renault

Alors sur la partie, on va dire, expérience personnelle, ça va être l’expérimentation de la formation en tant qu’utilisatrice. Donc on peut parler dans ce cas-là de formation à distance, de MOOC, de serious game, de formation en réalité virtuelle ou augmentée.

Démystifier l’Apprenant Moderne

Dans quelle mesure la technologie et les nouvelles préférences en termes d’apprentissage façonnent-elles notre manière d’apprendre aujourd’hui ?

Et puis en tant que transformatrice de la formation, telle qu’elle est faite aujourd’hui, on peut parler tout simplement de l’évolution de la formation telle qu’elle était connue jusqu’à maintenant, de la formation classique, vers du tout formation.

Une formation sur le pouce, n’importe où et n’importe quand, disponible lorsque l’utilisateur final en a besoin, et pour une application immédiate dans son travail.

Morgan Travers | Digital Learning Producer Manager |Groupama

La technologie récente a vraiment tout changé au niveau de la formation. C’est pour ça qu’on l’appelle formation digitale, parce que tout est possible. On peut réaliser toutes les formations possibles.

Du coup ça fait un champ énorme de perspectives. Le plus dur, c’est de trouver la bonne modalité pour la bonne personne, pour le bon apprentissage. C’est la plus grande difficulté.

Jad Kfoury | Group Digital Learning Manager | Accor

Et en fait, on se rend compte que quand on veut transformer une expérience formation pour les collaborateurs, il faut se mettre dans la situation de l’apprenant, être « customer centric » en l’occurrence « employee centric ».

Il y a une expression que j’aime bien répéter assez régulièrement, c’est « eat your own soup ». Est-ce que vous-même, quand vous concevez un module de formation, vous aimeriez le consommer en tant qu’apprenant ?

L’impact de la technologie sur le quotidien de l’apprenant

Morgan Travers | Digital Learning Producer Manager |Groupama

L’émergence de cette nouvelle technologie a changé la posture de l’apprenant, parce qu’il est devenu un consommateur exigeant de la formation.

Démystifier l’Apprenant Moderne

Dans quelle mesure la technologie et les nouvelles préférences en termes d’apprentissage façonnent-elles notre manière d’apprendre aujourd’hui ?

Cela veut dire qu’à l’heure actuelle, s’il veut se former, il peut se former sur Youtube, sur LinkedIn, sur Instagram, peu importe, il a tous les tutos possibles. Donc le service formation, lui, doit se mettre à ce niveau-là. Il doit répondre à cette exigence-là.

Mihaela Vlad Rivoallon | HR Business Partner | Groupe Renault

Pour l’apprenant, on va dire que c’est un grand avantage puisqu’il y a une possibilité, effectivement, d’avoir ces formations sur le pouce, quand on en a besoin. Et justement avec une application quasi immédiate dans le job, finalement.

Cécilia Scalvini Gaben | Digital Learning Manager | Bouygues Construction

L’apprenant il est moderne. C’est vous, c’est moi, on a des usages qui sont ceux de notre génération, de notre quotidien. La formation, elle n’est pas moderne ou en tous cas elle ne l’était pas.

Et donc on ne laisse pas aux portes de l’entreprise ces attentes et ces habitudes. A l’entreprise, notamment dans sa façon de former ses collaborateurs, de répondre à ces mêmes attentes, et le digital est forcément une clé pour le faire.

Article(s) complémentaire(s)

[Interview] Cécilia Scalvini Gaben | Digital Learning Manager | Bouygues Construction

Assurer l’engagement des apprenants

Morgan Travers | Digital Learning Producer Manager |Groupama

La principale cause du désengagement de l’apprenant, c’est de ne pas répondre à son besoin, ou de ne pas définir son vrai objectif.

L’apprenant, s’il ne sait pas pourquoi il se forme, et s’il ne sait pas ce qu’il va gagner en faisant cette formation, il sera forcément désengagé. Et je pense que l’erreur qu’on peut faire, c’est de ne pas répondre à ce besoin ou de ne pas lui faire comprendre que s’il ne fait pas cette formation, il n’aura pas atteint un objectif.

Un conseil aux entreprises en cours de digitalisation

Mihaela Vlad Rivoallon | HR Business Partner | Groupe Renault

Premier conseil, c’est de bien connaître leur public. Quels sont vos utilisateurs, pourquoi vous voulez les former et à quoi. Parce que bien évidemment vous pouvez avoir des besoins de formation qui sont en masse, sur des sujets transverses – on peut parler d’éthique, RGPD etc. – et donc bien évidemment dans ce cas-là il faut privilégier le digital.

Néanmoins si vous souhaitez faire évoluer votre modèle managérial et que vous avez besoin de faire échanger les managers entre eux, dans ce cas-là privilégiez le présentiel ou pourquoi pas le « phygital », c’est-à-dire une combinaison entre le physique et le digital, finalement.