L’un des défis majeurs qui guette la mobilité internationale est d’exploiter davantage encore les outils mis à disposition par l’innovation numérique. La transformation digitale de la mobilité internationale est déjà en marche. Serez-vous de la partie ?

Les fonctions de la mobilité internationale connaissent d’ores et déjà de grands changements. Considérés jusque-là comme des prestataires de services d’expatriation aux employés mobiles internationalement, les professionnels de la mobilité internationale ont été sollicités ces dernières années pour aider à mettre en œuvre cette transformation digitale qui reformate actuellement l’intégralité des entreprises.

Les résultats de l’enquête sur les tendances du capital humain 2017 de Deloitte suggèrent que ces changements seront plus visibles au sein des entreprises dans trois grands domaines :

1. La main-d’œuvre numérique

Les expatriés espèrent que la technologie simplifiera et accélérera les processus.

Les professionnels de la mobilité internationale auront besoin de satisfaire une main-d’œuvre internationale baignée dans l’« ADN numérique ». Les expatriés espèrent que la technologie simplifiera et accélérera les processus.

Les directeurs espèrent, quant à eux, un accroissement de la visibilité et de la responsabilisation, et les entreprises, des rapports approfondis. Il faudra amplement justifier les services qui ne seront pas fournis par voie numérique.

2. L’environnement de travail numérique

Les équipes de RH impliquées dans la mobilité internationale doivent s’adapter à un environnement de travail propice à la productivité et faisant appel à des technologies innovantes et des outils de communication stimulants pour promouvoir l’engagement, améliorer la collaboration et créer un sens du but à atteindre.

3. La mobilité numérique

Les entreprises inciteront les acteurs de la mobilité internationale à travailler avec des moyens numériques et à répondre aux besoins des employés « numériquement mobiles ».

Vérifier la conformité des employés pouvant travailler n’importe où n’est que l’une des questions à traiter. Car dire que vous ne savez pas où votre employé travaille ne sera pas une réponse acceptable pour les inspecteurs du fisc !

Pourquoi la Mobilité Internationale doit contribuer au développement des talents de l’entreprise

Pour bien guider la transformation digitale de leur entreprise et de leurs fonctions, les responsables de la mobilité internationale doivent désormais accepter des rôles sujets à de rapides changements.

Les professionnels de la mobilité internationale seront censés remplir plusieurs rôles pour satisfaire les attentes de la main-d’œuvre fluctuante et des chefs d’entreprise.

Les nouveaux rôles des acteurs de la mobilité internationale

Le rôle des professionnels de la mobilité internationale a déjà changé. Or, la transformation digitale apportera de plus grands changements encore. Nous voyons désormais émerger une nouvelle génération de rôles clé.

RÔLE 1 – Le concepteur d’expérience

Il assimile et utilise le design thinking au cœur de toutes les fonctions de la mobilité internationale. Il existe un besoin d’être ciblé comme « personne avec un talent clé » et un besoin d’assurer une expérience fantastique.

RÔLE 2 – L’architecte de l’engagement

Il guide le réengagement émotionnel et mental des employés, à une époque de grande incertitude, et en recourant à l’innovation et aux technologies numériques.

RÔLE 3 – Le pionnier numérique

Enfin, cette tâche vise à aider les personnes à comprendre les technologies numériques émergentes et à en tirer parti pour un apport efficient et efficace de stratégies et programmes.

De nouveaux outils pour la transformation digitale

Les nouveaux rôles ont également besoin d’un tout nouvel ensemble d’outils professionnels pour aborder les défis de la mobilité internationale :

  • La bureautique

La technologie robotique peut fournir de nouvelles opportunités de réduction des coûts qui amélioreront également la productivité et permettront de retenir davantage les talents.

Un logiciel bureautique peut effectuer des tâches administratives ordinaires normalement effectuées par une personne. Le temps des contreparties humaines pourra ainsi être redirigé vers des tâches de plus grande valeur, au profit du service de la mobilité.

  • Les outils de l’environnement de travail

Partage de documents, logiciel de collaboration à distance, systèmes téléphoniques basés sur IP avec « standard téléphonique mondial » faciles à utiliser et vidéoconférences à la prise en main simplifiée – les plates-formes d’apprentissage numérique d’aujourd’hui permettent au personnel d’assister à une formation, participer à une réunion ou terminer des documents essentiels… sans quitter le bureau.

  • L’intelligence artificielle

Les progrès dans les technologies cognitives, l’intelligence artificielle et les analyses de données aident les entreprises à abandonner les méthodes de gestion traditionnelles de la main-d’œuvre internationale en utilisant des machines intelligentes pour détecter, prédire et empêcher les risques lors du déplacement de ces personnes autour du globe.

L’informatique autonome combine la bureautique et les technologies cognitives pour former des systèmes d’autogestion voire d’autodéfense contre les risques.

Et les responsables de la mobilité internationale dans tout cela ?

Si les individus sont prompts à adopter les changements et progrès technologiques (applications pour smartphone et cloud computing, par exemple), les entreprises sont moins certaines de savoir maîtriser le pouvoir de ces technologies avancées.

Les professionnels de la mobilité internationale qui réagiront trop lentement face aux transformations digitales survenant autour d’eux joueront un rôle majeur dans l’extinction de leur propre activité. Les changements sont difficiles mais être derrière une vague de changements et essayer de l’attraper au vol l’est encore plus.

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Cette révolution numérique va indéniablement bouleverser les rôles traditionnels tout en créant de nouveaux rôles au sein de la mobilité internationale.

Ce serait donc un comble que l’équipe de mobilité internationale ne parvienne pas à relever le défi des transformations digitales et mette en danger ses propres employés pleins de confiance.

Les entreprises florissantes du futur devront être audacieuses et développer des compétences supplémentaires dont le savoir-faire numérique, la créativité numérique, l’entrepreneuriat – tout en assimilant les bénéfices de la culture d’apprentissage numérique moderne.

Le changement est à venir. La mobilité internationale le craindra-t-elle, y fera-t-elle face ou l’adoptera-t-elle ? Telle est la question. Seules l’une de ces voies promet un avenir brillant aux acteurs de la mobilité internationale de tous les secteurs.